Première matinée de congrès

Les conférences plénières

  • Dan Lieberman.jpgDaniel Lieberman, AB, PhD, M.Phil (Department of Human Evolutionary Biology, Harvard University, Cambridge, MA) – The Evolution of Human Walking and Running and the Cases of the IT Band and the Plantar Fascia – L’évolution de la marche et de la course chez l’Homme, du cas du tractus ilio-tibial et de l’aponévrose plantaire. 

M. Daniel Lieberman est professeur de sciences biologiques à l’université Edwin M Lerner II et directeur du département de biologie de l’évolution humaine. Il a obtenu son diplôme à Harvard en 1986 (Summa cum laude), son professorat à l’Université de Cambridge en 1987 et son doctorat à Harvard en 1993.

Ses recherches portent sur l’évolution du corps humain, sur les foyers d’origine de la bipédie, sur « comment les humains sont devenus de tels coureurs d’endurance ? » et enfin sur l’évolution très inhabituelle de la tête humaine.

Il a présenté ses théories sur les inflammations de la bande ilio-tibiale et les fasciites plantaires. Selon lui, l’évolution a amené l’Homme vers des capacités de course d’endurance pour la chasse qui ne sont plus exploitées, et ceci cause des déséquilibres musculo-squelettiques. La fasciite plantaire ou inflammation de la voute plantaire serait également due au port de chaussures relativement rigides, ce qui crée un déficit de sollicitation des muscles stabilisateurs du pied et de la jambe.

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  • Melody Swartz, PhD (Institute for Molecular Engineering, University of Chicago, Chicago, IL) – Lymphatic System, Pathophysiology and Immunity  – Système lymphatique, physiopathologie et immunité.

Le Dr Melody A. Swartz est titulaire de la chaire William B. Ogden d’ingénierie moléculaire de l’Université de Chicago.

Ses recherches portent sur le système lymphatique et visent à comprendre, moduler et exploiter les rôles complexes des vaisseaux lymphatiques dans l’immunité et la physiopathologie, en particulier dans le cancer. Son laboratoire utilise des approches de la bio-ingénierie en biologie cellulaire et en physiologie, notamment le biotransport et la biomécanique, pour étudier le rôle des vaisseaux lymphatiques dans le maintien de la tolérance immunologique et le rôle de la lymphangiogenèse dans le contrôle de l’inflammation et de l’immunité.

Elle a présenté le système lymphatique et les canaux pré-lymphatiques et précisé que le flux était d’autant plus rapide que les vaisseaux étaient gros. La circulation dans la matrice extra-cellulaire étant relativement lente. Ce système permet de drainer et de renouveler la substance fondamentale, notamment en évacuant les médiateurs de la communication inter-cellulaire. Le drainage se fait par des contractions rythmiques des gros vaisseaux lymphatiques qui créent des phénomènes de succion dans les vaisseaux plus petits.

Du point de vue de la pathologie, le lymphœdème crée, dans un premier temps, une rupture des structures de soutien du tissu, qui est ensuite compensée par la production de fibres (notamment de collagène) et l’arrivée d’adipocytes. Cette nouvelle structure persiste après la disparition du lymphœdème.

Des travaux montrent que l’activation du drainage et l’augmentation du nombre de vaisseaux lymphatiques avait une activité bénéfique sur l’activité immunitaire et sur la lutte contre les cellules cancéreuses. Pour elle, toutes les techniques s’adressant aux tissus mous (massage, myofascial releas, etc.) sont bénéfiques dans le cadre du traitement du cancer.

LHocine Yahia

L’Hocine Yahia, PhD (Polytechnique Montréal, Montréal, Québec, Canada) – Fundamental biophysics of the human spine – beyond the classical biomechanics – Biophysique fondamentale de la colonne vertébrale humaine – au-delà de la biomécanique classique.

M. L’Hocine Yahia a obtenu un diplôme en génie mécanique de l’Université d’Orléans en 1977 et un doctorat en génie biomédical de l’Université de Technologie de Compiègne (France) en 1980. Il est professeur à l’école Polytechnique de Montréal (Canada) depuis 35 ans. Il est également professeur associé en biomatériaux et biomécanique au département de chirurgie de l’Université de Montréal.

M. Yahia est actuellement directeur du laboratoire d’analyse de l’innovation et de la bioperformance.

Il a montré que la modélisation du rachis était extrêmement complexe et que des structures comme les fascias étaient systématiquement écartées. De plus, les données issues de la pratique étaient extraites à partir de cadavres, ce qui était un réel problème pour leur pertinence (il parle ironiquement de « nécromécanique » au lieu de « biomécanique »).

Il propose un modèle qui inclut une capacité des matériaux récemment découverte : la propriété auxétique, qui fait que quand un matériau (ou un tissu) est étiré, son volume latéral ne diminue pas mais augmente. Il suggère que le fascia pourrait avoir de telles capacités et qu’il serait intéressant d’inclure cette particularité aux modélisations.

Adamantios Arampatzis

Adamantios Arampatzis, PhD (Département de la formation et des sciences du mouvement, Berlin, Allemagne) – Neuromuscular Capacity & Motor Function – Capacité neuromusculaire et fonction motrice.

M. Adamantios Arampatzis est professeur de sciences du mouvement, responsable du département « Formation et sciences du mouvement » et porte-parole de la Berlin School of Science of movement à l’Université Humboldt de Berlin. Il a obtenu son doctorat en sciences du mouvement et en médecine du sport en 1995 et a terminé ses études en biomécanique en 2002 à l’Université allemande du sport de Cologne.

Ses recherches portent sur l’interaction des systèmes nerveux central et périphérique, sur la manière dont ces systèmes se développent au cours de la vie et s’adaptent aux exigences environnementales en constante évolution. Dans ce contexte, ses principaux domaines de recherche portent sur l’adaptation de l’unité muscle-tendon, le contrôle neuromusculaire, l’adaptation locomotrice et le contrôle de la stabilité dynamique dans des conditions de santé et pathologiques.

 Il a présenté ses travaux sur la dynamique musculo-tendineuse de la jambe au cours de la marche et de la course. Ses travaux portent sur l’efficacité musculaire en fonction de l’angle articulaire et de la vitesse de contraction. Il a également montré les différents moment d’intervention des muscles proximaux et distaux du membre inférieur au cours de la marche. Son étude a été effectuée à l’aide de sondes d’échographie placées sur le membre inférieur pendant que la personne marchait ou courrait sur un tapis roulant.

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